La Garde-Robe

par | 26-Nov 2020 | Equipement

Il n’y a pas de composition parfaite mais plutôt des compromis. Le choix dépend des préférences de chacun, du style de voyage, de la météo, des régions à traverser et de la contrainte budgétaire. Cela dit il y a des basiques auxquels nous ne pouvons pas échapper.

Lorsque nous commençons à nous intéresser au voyage à vélo, nous ne savons jamais par où commencer, surtout quand il s’agit de choisir notre équipement. Un vrai casse-tête. Nous trouvons tout et son contraire sur internet. Nous avons l'impressions de tourner en rond et nous n'arrivons pas à faire un choix au milieu des centaines voire des milliers d'articles et de produits qui existent.

Parfois nous n'osons pas poser nos questions en pensant que la réponse est évidente. C’est toujours compliqué quand nous débutons et il nous faut un certain temps d'apprentissage. Je suis passé par là et ce n’était vraiment pas une partie de plaisir. Aujourd'hui j'ai acquis certaines connaissances que je souhaite partager.

Dans cette série de 7 articles, j'ai décidé de vous présenter l'intégralité de mon équipement et comment je le structure. Certaines familles et certains produits ne sont pas obligatoires, mais c'est ce que j'embarque avec moi en général pour mes voyages et plus particulièrement pour le prochain (Paris - Sidney).

Pour commencer, voici la liste des huit grandes familles. Vous pouvez découvrir les articles relatifs à chacune des familles en suivant les liens.

  1. Vélo et sacoches
  2. Camping
  3. Vêtements
  4. Equipement photo et vidéo
  5. Equipement électronique
  6. Outillage
  7. Hygiène
  8. Santé

Ce troisième article est dédié à ma garde-robe voyage :  Comment est-ce que je m’habille et pourquoi ces choix? Cette famille d’équipement dépend principalement de la météo et à moindre mesure de la durée du voyage.
Je vous présente ici ma garde-robe pour le trajet Paris – Sidney. Je n’emporte pas tout ce textile pour mes sorties d’une semaine ou deux. L’idée est de lister les éléments de la garde-robe d’un long voyage collection « pédale puis on verra », été chaud, hiver froid, automne pluvieux et printemps parfait. A vous de composer en fonction de vos escapades.
Comme pour les autres familles, le choix est assez complexe. Les marques se comptent par centaines et les références par milliers. Pour avoir fait le test en tapant « chaussures vélo » dans la barre de recherche de Google, je trouve 18 700 000 résultats – de quoi passer 6 vies à lire.
Avant de rentrer dans le détail, je souhaite déjà évoquer un point qui me semble primordial : L’équipement technique n’est absolument pas une obligation pour les sorties été printemps, il vous apportera principalement du confort. En revanche, pour l’hiver et l’automne, certains investissements sont indispensables.

Voici ma garde-robe – je n’invente rien, c’est la règle des «trois couches» :

  1. Sous-vêtement
  2. Sous-couche : Vêtements près du corps pour rester au sec #transpiration
  3. Deuxième couche : Vêtements isolant pour conserver la chaleur et pour un apport thermique supplémentaire
  4. Troisième couche : Vêtement protecteur des éléments extérieurs (pluie, vent, neige)
  5. Chaussures : Chaussures vélo, chaussures de marche et tongs
  6. Protections supplémentaires pour les extrémités : couvre-chaussures – passe-montagne – gants
  7. Une tenue urbaine (Jeans – T-shirt) + un maillot de bain

Je tiens à signaler que le choix des produits et la composition de mon équipement  sont subjectifs et découlent de ma propre expérience, mes préférences et que je ne reçois aucune rémunération de la part des marques.

Les sous-vêtements

Les Chaussettes

Elles sont souvent négligées, jamais considérées comme un achat obligatoire et nous nous tournons assez souvent vers les moins chères. Pourtant elles sont si importantes.
Investissez dans des chaussettes de qualité, vos pieds sont précieux pour un voyage à vélo.
Une bonne paire de chaussettes maintiendra vos chevilles, elle devra épouser la forme de vos pieds et ne pas glisser pour éviter le frottement et donc les ampoules. Enfin, elles doivent évacuer la transpiration pour garder vos pieds au sec, tel que soit la saison et tel que soit les circonstances. Attention quand même, il y a des paires qui ont un profil été et d’autres hiver.
Certains optent pour une configuration chaussettes chaudes plus une paire de chaussette imperméables de la marque Verjari, ainsi que des sandales. Personellement, je ne suis pas du tout adepte de l’école allemande.

Je me suis tourné vers des chaussettes mix synthétique – mérinos de la marque Northwave. Ce mix est très ingénieux car il combine le mérinos, une matière naturelle, respirante et ayant des propriétés antibactériennes, avec le synthétique qui est tout aussi respirant mais qui apporte en plus une bonne élasticité (il évitera donc le frottement). Vous pouvez découvrir ici mon article dédié à la laine de mérinos.

Les caleçons

Concernant cette catégorie, j’ai opté pour des produits de la marque X-Bionic qui est vraiment à la pointe de la R&D. Elle propose des équipements étudiés pour la performance et le confort. J’ai validé ce produit pour ses trois principales caractéristiques.

  • Ils sont thermorégulateurs
  • Ils sont ultra respirants
  • Ils sont sans coutures

Pour avoir utilisé ces produits depuis un moment, ils sont impeccables.

C’est un plus mais ça apporte son lot de confort lorsque nous sommes en itinérance et que nous passons la quasi-totalité de la journée à vélo. Tel que soit la saison ou la durée du voyage, il n’y a aucune obligation, les premiers prix de Décathlon feront largement l’affaire. Cependant, privilégiez une matière synthétique ou bien la laine de mérinos, plutôt que du coton, pour le lavage et le séchage rapide ainsi que l’évacuation de l’humidité.

La sous-couche

C’est la base du système des trois couches. Il est appelé ‘base layer’ en anglais. C’est une catégorie de produit à part entière dans les rayons des magasins de sport.

Le rôle principal du base layer :

  1. L’évacuation de la transpiration
  2. Le maintien de la chaleur produite par l’organisme
  3. Parfois l’apport thermique

 

Il y a une différence entre les gammes été et hiver. En général, la gamme été sert uniquement à évacuer la transpiration.

Les sous-couches peuvent être en laine de mérinos, en matière synthétique ou bien un mix des deux. Il faut éviter autant que possible le mix : ça coûte pratiquement le même prix que le 100% mérinos (assez cher d’ailleurs) pour un produit hybride. D’un autre côté, le mix peut se justifier pour gagner en temps de séchage et pour avoir plus d’élasticité et donc une coupe plus ajustée.

Ce textile est l’équivalent d’une deuxième peau, il doit être près du corps et respirant.
Pour ma part, j’ai opté pour des sous-couches d’hiver de la marque Odlo, un ensemble 100% mérinos et un deuxième mix synthétique mérinos – ça ne rigole pas l’hiver en Allemagne et en République Tchèque.
Les marques Icebreaker, Bergans of Norway, Woolpower et Odlo proposent de très bons produits. Les prix peuvent s’envoler rapidement, je vous recommande de scruter attentivement les ventes privées de « Private sport shop » qui proposent souvent des braderies super intéressantes. Pour tout vous dire, j’ai payé moins de 200€ les deux ensembles.
Retrouvez ici mon article dédié au comparatif laine de mérinos vs. synthétique.

La deuxième couche

Cette couche n’est pas d’actualité si la pratique est estivale ou printanière, mais dès qu’il commence à faire un peu frais, elle est nécessaire. Elle a pour rôle principal :

  1. L’isolation du froid
  2. Le maintien de la chaleur
  3. L’évacuation la transpiration en la ventilant vers l’extérieur

Après un certain nombre de kilomètres, dès que le corps commence à surchauffer, c’est cette couche qu’il faudra enlever en premier.
J’ai oublié de dire : Ce n’est pas parce qu’elle s’appelle couche qu’elle doit obligatoirement être composée d’une seule pièce.
En fonction du climat, ça peut être une polaire, une doudoune ou même la superposition des deux.

 

Me concernant, j’ai fait un mix de plusieurs éléments pour faire face à toutes les saisons :

  • Un ensemble haut et bas en matière mix polaire et synthétique pour l’hiver de la marque italienne Alé. Elle propose des produits avec un bon rapport qualité-prix. Le haut est doté d’une fermeture éclair très pratique que je peux l’ouvrir un peu pour ventiler en cas de surchauffe. Le bas est rembourré avec une peau de chamois pour le confort de mes fesses et a des bretelles pour le maintenir en place.
  • Un ensemble haut et bas manches courtes en synthétique, dès qu’il commence à faire chaud, il fera office de première et de deuxième couche en été et au printemps. Cet ensemble vient aussi de chez Alé. Idem, le haut est zippé, le bas avec des bretelles et rembourré.
  • Pour l’hiver, je rajoute une doudoune en duvet de canard de chez Columbia de la gamme Titanium. Cette doudoune est ultra compressible et apporte un gain thermique incroyable. Elle utilise la technologie Omni-Heat. C’est une sorte de membrane à l’image d’une couverture de survie pour retenir la chaleur. J’étais vraiment bluffé lors des premières utilisations, en plein hiver j’avais juste un T-shirt en dessous et ça allait. Je la classe dans mon top 5 des pièces qu’il faut avoir en hiver. En plus, elle a un style sympa et peut se porter facilement avec la tenue urbaine.

La troisième couche

C’est la couche de protection contre les agressions extérieures de mère nature : la pluie, le vent et la neige. C’est une membrane imperméable. Elle doit être parfaitement étanche et coupe-vent. Plusieurs marques de cyclisme proposent des vestes techniques dédiées à la pratique du vélo qui offrent de l’imperméabilité et une bonne protection contre le vent.

Personnellement, je me suis orienté vers une membrane imperméable rando. Je trouve que c’est plus polyvalent et surtout que je voulais impérativement une technologie OutDry de Columbia. J’ai donc validé la veste Reign OutDry dont je suis plus que satisfait. Elle est à toute épreuve et protège efficacement du vent. Elle garde au sec même si le robinet du ciel est ouvert. En plus d’être parfaitement imperméable, elle a des ouvertures sous les bras pour apporter de la ventilation supplémentaire. Je ne peux que vous recommander ce modèle.

Les chaussures

Concernant cette sous-catégorie, c’est vrai, je ne voyage pas léger. J’ai une paire de chaussures vélo, une paire de chaussures de marche plus des tongs.

Chaussure vélo : Crossmax boa

Les chaussures vélo viendront se clipser sur la face automatique de mes pédales. J’explique ici pourquoi j’ai choisi de voyager avec des pédales semi-automatiques.

Certains pensent que je suis fou de m’encombrer avec deux paires de chaussures, mais une fois on goûte aux cales-pieds automatiques, c’est très compliqué de faire machine arrière. En revanche, il faut faire très attention au réglage des cales. Un mauvais alignement hanche, genou, pieds sur de longues journées de vélo impliquera de l’inconfort, des douleurs et peut déclencher une tendinite que je ne souhaite à personne. Si cela vous intéresse vous pouvez retrouver ici une petite astuce pour régler au mieux les cales SPD.

Heureusement qu’un bon réglage ne se mesure pas au millimètre près.

 

Le modèle Crossmax Boa vient de chez Mavic MADE IN FRANCE.

Je les ai depuis plus d’un an et elles me conviennent parfaitement.

Elles sont respirantes grâce aux microperforations, le système Boa quasi indestructible offre un serrage et desserrage ultra rapide, puis la languette assez large protège efficacement contre les entrées d’air. Bref – un régal.

 

Chaussures de marche : Facet 45

Concernant les chaussures de marche, mon projet initial était de prendre une simple paire de baskets. Puis finalement, un cadeau est tombé du ciel. Merci à mes anciens collègues qui m’ont offert une belle cagnotte qui m’a permis d’acquérir des chaussures de marche digne de ce nom de chez Columbia : c’est le modèle Facet 45 que je trouve déjà très esthétique à mon goût, puis qui combine plusieurs technologies de la marque dont l’OutDry pour l’imperméabilité (tésté et approuvé) et l’OmniGrip pour l’adhérence. Je ne les ai pas encore testés mais d’après les internautes et les tests, elles semblent plus que correctes.

Protections supplémentaires

Ces protections sont indispensables pour les voyages à vélo en hiver. Aucune obligation de les avoir sinon.

Ces protections se composent de gants, pour réchauffer les mains et les garder au sec.

Je combine une paire de sous-gants en laine de mérinos de chez Icebreaker avec des gants thermo en Goretex pour l’imperméabilité et l’apport thermique supplémentaire.

Un passe-montagne thermo en Goretex pour protéger la tête, les oreilles, le nez et les lèvres de l’air froid.

Enfin, des couvre-chaussures de la marque Vaude pour maintenir les chaussures et les pieds au sec en cas de grosses averses.

Une tenue urbaine

Toujours avoir une tenue urbaine sur soi, pour les journées visites, les sorties et pour être correctement habillé au besoin. Cette catégorie n’est pas obligatoire non plus pour les petites virées, mais a toute son importance à mon sens pour les voyages de longue durée. Ce n’est que mon avis et ça n’engage que moi, mais je pense que ce n’est pas parce que nous sommes en itinérance que nous devons nous négliger.

Voilà c’est tout pour cette troisième famille d’équipement. C’était assez dense mais je voulais vraiment passer en revue toute la garde-robe tel que soit la saison. On voit clairement que le voyage à vélo en hiver fait tripler le volume de la sacoche garde-robe.

J’espère qu’après avoir lu cet article vous y voyez plus clair et que ces quelques éléments orienteront au mieux vos choix.

Après le vélo, l’équipement de camping et la garde-robe, essayons de regarder ce que j’embarque comme équipement photo et vidéo.

Icone appareil photo _ locokaka.com

photo - vidéo

Equipements Electronique

Equipements Electronique

Avec la démultiplication de tous les produits high-tech et tout le confort que ça apporte, ces équipements ont toute leur place dans les sacoches d’un cyclo voyageur. Je vais évoquer tout ce que j’emporte comme appareils électroniques, à part les équipements photo et vidéo qui ont eu un article dédié. Cette famille n’est clairement pas obligatoire, un téléphone et une batterie externe sont suffisants.

Hygiène et Santé

Hygiène et Santé

Dans ce dernier article de la série équipement, nous allons voir ce que je prends dans mes sacoches pour mon hygiène quotidienne de baroudeur ainsi que le compartiment médicament / santé au cas où. J’espère sincèrement ne pas avoir à l’utiliser et que vous non plus.

Outillages et Pièces

Outillages et Pièces

Je parle aujourd’hui des outillages et pièces de rechanges à mettre dans les sacoches. Pour un voyage au long court ou bien pour des petites sorties, il y a des indispensables. Je vais vous lister comme d’habitude ce que je prends avec moi et ce que je juge vraiment essentiel.

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